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Un
message des évêques catholiques aux parents, conseillers
et directeurs général des conseils scolaires catholiques
et à la communauté enseignante catholique
En juin 2008, le gouvernement de l’Alberta a annoncé
l’introduction du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) dans
le programme d’immunisation publique financé par le
gouvernement. Ceci signifie que les étudiantes
commençant leur 5e année d’école en septembre dans
notre système scolaire se verront offrir le vaccin.
À compter de septembre 2009, les étudiantes de la 9e
année seront aussi éligibles pour une période de
trois ans.
Nous affirmons que les parents ont la responsabilité ultime en
tout ce qui touche les questions des soins de santé pour leurs
enfants de sorte que la décision concernant l’inoculation du
vaccin Gardasil provenant du gouvernement albertain est une
responsabilité parentale et non gouvernementale. Le
programme est facultatif et les parents ont la décision finale
à savoir si leurs filles seront vaccinées.
Nous encourageons les parents à considérer quelques
points importants.
Premièrement, l’infection VPH est commune – 70 pour cent des
adultes auront le VPH à un moment ou l’autre dans leur
vie. Cette infection disparaît souvent d’elle-même en
moins de deux ans. Pour certains, toutefois, l’infection peut
devenir chronique, menant à des changements utérins et
possiblement à un cancer.
Le virus du papillome humain transmis sexuellement n’est pas une
maladie contagieuse comme la rougeole, les oreillons ou la
rubéole. Le VPH, comme les autres maladies transmises
sexuellement, ne peut être contracté que par l’entremise
d’activités sexuelles.
L’enseignement catholique reconnaît que le don des relations
sexuelles trouve sa place à l’intérieur de l’alliance du
mariage. Il est important que les jeunes reçoivent une
éducation sur la sexualité et le sexe de même que
sur les maladies transmises sexuellement. Les soi-disantes
activités sexuelles occasionnelles ou de loisirs comportent de
sérieux risques pour la santé spirituelle,
émotionnelle, morale et physique des jeunes. Nous
constatons que, au mieux, un vaccin a le potentiel de s’avérer
efficace contre un seul de ces risques, celui de la santé
physique, et peut avoir des effets inattendues ou indésirables.
La sexualité est une richesse formidable et profonde.
À l’extérieur du mariage, la continence est non seulement
le choix qui mène clairement au bien-être spirituel et
moral, mais aussi qui offre la protection la plus efficace contre les
risques de contracter une maladie.
Les parents, les médecins, les éducateurs et la direction
des institutions devraient adopter une approche axée sur la
santé qui favorise des attitudes et des comportements sexuels
recommandant de retarder l’activité sexuelle
génitale.
Les parents doivent prendre leur responsabilité pour le
rôle qu’ils ont dans la promotion d’un style de vie sain.
Les parents ont besoin de favoriser un dialogue continuel avec leurs
préadolescents et adolescents à propose des
fréquentations et de la sexualité. Par leur
enseignement, en portant une attention assidue sur les activités
sociales ou autres et en donnant des conseils francs et honnêtes
sur les fréquentations appropriées et fiables à
leurs enfants, les parents ont l’obligation de les protéger des
influences contre-productives et des possibilités d’abus.
Nos jeunes sont bombardés avec acharnement d’images et de
messages sexuels dans les médias, dans les divertissements, dans
la publicité et dans certains genres de musique. Quoi
qu’il soit difficile de quantifier objectivement et de manière
intégrale les effets de cette visualisation de la
sexualité, nous sommes tous conscients de l’impact de la culture
populaire sur le comportement et sur l’image de soi.
Nous devons dépasser la préoccupation qu’a la
société avec l’apparence, l’image superficielle et les
comparaisons futiles à une création artificielle qu’on
prétend être l’idéal; nous devons aider les jeunes
à développer leur capacité de faire des jugements
critiques, les pourvoir de renseignements factuelle et de directives
pertinentes, et leur enseigner à distinguer ce qui est bien et
ce qui est mal.
Deuxièmement, bien que l’immunisation offerte à
l’école assure généralement qu’un plus grand
nombre d’étudiantes reçoivent l’inoculation,
l’utilisation de l’école comme lieu de distribution du vaccin
communique un message tel que les relations sexuelles précoces
sont permises en autant que la personne « se protège
». Ce message de la société laisse à
entendre que les jeunes sont incapables de prendre des décisions
par eux-mêmes ou encore qu’ils sont trop jeunes pour prendre de
bonnes décisions. Nous avons une meilleure opinion de nos
jeunes et nous préférerons les doter d’outils afin qu’ils
puissent décider correctement.
Troisièmement, il n’y a pas de consensus dans les milieux de la
santé publique au Canada à savoir si la vaccination
contre le VPH est la stratégie la plus efficace d’allouer nos
ressources de soins de santé dans le but de prévenir les
décès causés par le cancer du col de
l’utérus. De plus amples recherches doivent être
effectuées.
Nous encourageons les parents à s’informer des données
médicales au sujet de cette vaccination et de ses effets
secondaires. Le meilleur intérêt des enfants exige
que les parents et les gardiens se maintiennent entièrement
informés avant de donner leur consentement. L’information
pertinente à l’efficacité relative et aux limites du
Gardasil est disponible sur plusieurs sites de l’internet comme celui
de Santé Canada et celui du U.S. Centers for Disease Control and
Prevention.
Mgr Richard W. Smith
Mgr David Motiuk
Archevêque d’Edmonton
Éparque Ukrainien d’Edmonton
Mgr Frederick B. Henry
Mgr Gérard Pettipas, C.Ss.R.
Évêque de Calgary
Archevêque de Grouard-McLennan
Mgr Luc Bouchard
Mgr Murray
Chatlain
Évêque de Saint
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